Quel est le salaire du meurtre de civils désarmés dans les rues d’Iran à l’aide d’armes de guerre ?

L’examen de documents bancaires et de données financières obtenus—par l’intermédiaire de collaborateurs de DORNA à l’intérieur du pays—auprès d’un large échantillon statistique de forces de répression impliquées dans les massacres de janvier met au jour le mécanisme de récompense du régime à l’égard des tueurs de civils.

Le document présenté ici est un exemple parmi des centaines de fiches de paiement analysées provenant des institutions de répression.

Analyse des virements exceptionnels durant le mois de la répression

Les échantillons reçus par DORNA montrent que les salaires de janvier—virement du 29 Dey 1404—des forces de sécurité ayant joué un rôle majeur dans le massacre des civils ont connu une hausse sans précédent. Selon un document bancaire disponible :

  • Le salaire perçu par cette personne (Ali Nouri, membre du renseignement du CGRI et tireur direct à l’arme de guerre les 18 et 19 Dey, province d’Alborz, ville de Karaj) s’élevait à 51 millions de tomans en Azar.

  • En Dey—après le massacre de masse—ce montant a augmenté de près de 100 %, pour atteindre 91 millions de tomans.

Nos analyses des salaires sur ces deux mois de répression indiquent des augmentations comprises entre 60 % et 120 %. Ces hausses s’ajoutent à des primes officieuses, des biens et des bons d’achat distribués manuellement en dehors du système bancaire aux forces de répression.

Pendant ce temps, les citoyens ordinaires sont confrontés à de graves difficultés pour satisfaire leurs besoins essentiels. Certaines victimes tombées sur le chemin de la liberté durant ce même mois n’avaient même pas de chaussures adéquates, tandis que les agents des institutions de répression ont perçu des compléments de salaire et des primes pour le meurtre de plus de 50 000 de ces mêmes citoyens.

L’analyse de ces données financières par le DORNA démontre que le régime, afin de mener un massacre à grande échelle, a détourné le budget national de la subsistance des citoyens pour corrompre les forces de sécurité. Ces sommes constituent, de fait, une « rémunération du crime », versée à l’ensemble des acteurs directs et indirects impliqués afin de maintenir la machine répressive.

Nous transmettrons ces documents aux instances internationales en tant que preuves de crimes organisés contre l’humanité.